mardi 15 décembre 2015

Star Wars : le réveil de la force féminine ?


©Lucasfilm Ltd.



La saga Star Wars revient mercredi 16 décembre sur les écrans avec le Réveil de la force. Symbole de toute une génération associé à l'univers masculin et geek, quelle place le nouveau Star Wars accorde-t-il aux femmes ? Rey, l'un des personnages principaux, étant une femme, et la productrice Kathleen Kennedy, à la tête de Lucasfilm, le débat est relancé.

« Des personnages féminins forts »


A J-1 de la sortie du Réveil de la force, rarement un film n'a autant couvert l'univers médiatique et les réseaux sociaux. 7e opus de la saga, Star Wars fait toujours autant rêver, et le pari de céder la société de production Lucasfilm à Disney en 2012, laisse place toujours à autant d'engouement. Avec un duo mixte comme personnages principaux, la production va enfin peut-être permettre aux femmes de véritablement s'identifier au sein de cette guerre des étoiles.

Rappelons que dans la première trilogie, à l'instar du personnage de Leia, les femmes n'avaient qu'une minute de temps de parole, sans compter le rôle de Padmé Amidala, qui, bien que reine et sénatrice de Naboo, est vite reléguée au second plan et dont l'action mémorable est de donner naissance aux jumeaux Skylwalker. On a connu mieux comme émancipation de la femme.



Disney et la présidente de Lucasfilm nous promettent « des personnages féminins forts » portés par une équipe d'écriture paritaire. Car, bien que le film n'ait pas attiré uniquement un public masculin, en janvier 2015, George Lucas a quand même avoué avoir écrit la saga « pour les garçons de douze ans ». Les filles ne pouvaient qu'envier les rôles des personnages masculins, par la liberté, l'action et le pouvoir qu'ils incarnent, et encore moins envisager de reproduire ces idéaux dans la vie réelle...


Kathleen Kennedy a conscience d'être un modèle dans le cinéma hollywoodien pour les femmes.

dimanche 6 décembre 2015

Wild de Cheryl Strayed : quand randonnée rime avec quête de soi


Résumé

Une histoire vraie. Une jeune femme qui plante tout pour partir sur les chemins escarpés du Pacific Crest Trail (PCT) aux Etats-Unis. Une randonneuse novice avec pour seuls compagnons de route son sac à dos et ses chaussures de rando. Une quête d'identité entre solitude et partage.

Voilà les quelques phrases qui peuvent résumer l'ambiance de ce roman autobiographique de Cheryl Strayed, qui a su capter aussi bien les problèmes et questionnements qu'elle a rencontrés en tant que randonneuse qu'en tant que femme.

Les sentiers de l'existence

Cheryl Strayed est une jeune femme de 26 ans dont la vie n'est déjà plus depuis quelques années un long fleuve tranquille. Quatre ans plus tôt, on apprend qu'elle a perdu sa mère, suite à un cancer, elle n'avait alors que 22 ans. S'en suit un sentiment d'injustice et un deuil qu'elle n'arrive pas à surmonter. Mariée à Paul, malgré leur complicité et tout leur amour, elle ne supporte plus leur couple et finit par divorcer. Comme si l'impossible deuil de sa mère rendait insoutenable toute autre forme de bonheur.
Avec le PCT, elle se retrouve seule pour la première fois de sa vie. Un moment pour réfléchir sur ses choix passés, ses envies, son avenir. Une étape vitale.  

Continuer à avancer

Cheryl n'a jamais fait de randonnée de sa vie et pourtant le PCT et ses 2000km de sentiers ne lui font pas peur. Téméraire ? Certainement. Mais c'est aussi une manière de se dépasser et ainsi de dépasser la douleur affective. Mal préparée, seule, elle est mal partie mais c'est aussi ça la vie : l'inconnu, les détours, les difficultés. 

La force de Wild, c'est de nous transmettre par les mots une expérience vécue, et son lot d'éléments triviaux, comme la lourdeur du sac, l'insécurité que Cheryl ressent face aux inconnus et aux bêtes sauvages qu'elle rencontre sur son passage, ou encore l'insoutenable décision entre économiser ses quelques dollars ou acheter des sucreries tellement réconfortantes.

Eh oui, cette randonnée est loin d'être un havre de paix ou une simple contemplation de la nature. Plutôt pieds abîmés, expérience de la faim, de la soif, de la chaleur et du froid insoutenable, la survie en somme. Seul idée pour tenir : continuer, coûte que coûte.

En plus des mots crus, du voyage au coeur de la nature américaine, l'humour de la narratrice, qui ne tarit pas d'ironie sur elle-même, et qui en fait un personnage particulièrement attachant, et qui nous aide, nous aussi, à aller de l'avant.


mercredi 25 novembre 2015

La série Limitless, la super intelligence au service du FBI !


Imaginez pouvoir utiliser 100% des capacités de votre cerveau grâce à une simple gélule. C'est ce que fais Brian Fich (Jack McDorman) dans la série Limitless en utilisant NZT. Mais pour bénéficier de ses avantages sans avoir d'effets secondaires mortels, une injection à la composition secrète détenue par le sénateur Morra (joué par Bradley Cooper, qui tenait la vedette dans le film du même nom, sorti en 2011). EN enquêtant sur cette mystérieuse drogue, le FBI va embaucher Brian comme consultant pour les aider à résoudre les affaires les plus complexes.

Pourquoi regarder la série Limitless ?


Parce que le créateur de la série n'est autre que Craig Sweeny, qui a aussi réalisé la série Elementary, avec un Sherlock Holmes moderne, consultant pour le FBI à New-York. Dans Limitless, la résolution des enquêtes sont toujours étonnantes. En utilisant l'ensemble de ses capacités cognitives, on imagine des façons différentes d'atteindre la solution, des méthodes originales qui changent de l'analyse d'empreintes ou d'ADN par exemple.
En tant que série policière, Limitless n'échappe pas à la règle des équipiers en duo. L'alliance entre Brian Finch et Rebecca Harris (Jennifer Carpenter, connue pour son rôle de petite soeur de Dexter) fonctionne très bien, entre un Brian extraverti et gauche (quand il n'est pas sous NZT) et une enquêtrice froide aux premiers abords mais qui comprend le comportement parfois déroutant de son coéquipier.


L'atout de la série : l'humour de Brian Finch

Dans le rôle de Brian Finch, Jack McDorman joue parfaitement le mec normal qui se découvre des capacités cérébrales extraordinaires. Forcément, cela donne des situations bizarres et pleines d'humour. Reproduire une scène de crime avec des post-it, Brian fait avec les moyens du bord! Il a aussi un petit problème avec les règles et l'autorité, ce qui exaspère profondément sa supérieure...
Drôle, simple et touchant, il est dans la même veine que Chris Pratt (rien que ça, ça donne envie, non ?). La série montre également comment le personnage gère sa nouvelle vie, l'impact sur sa personnalité et sur l'image des autres sur lui.

La série Limitless, mon coup de cœur de la rentrée 2015 !



lundi 23 novembre 2015

Spectre, James Bond plus que l'ombre de lui même ?

Le cru 2015 de ce nouveau 007, intitulé Spectre est, comment dire, particulier. Après nous avoir quitté au milieu des ruines de sa maison natale dans Skyfall, M morte dans ses bras, vainqueur de son jumeau psychopathe Raoul Silva (Javier Bardem), Bond nous avait prouvé dans la peau d'un Daniel Craig à l'état brut(e) qu'il n'était pas encore enterré, tel un phénix renaissant de ses cendres. 

Dans Spectre, un nouveau venu du MI-6, C prône la surveillance pour garantir la sécurité et veut mettre fin au programme 00. Ce n'est pas au goût de 007 et du nouveau M (Malaury joué par Ralph Fiennes) qui nous sortent le grand jeu, à l'ancienne!

On suit alors James Bond à Mexico à la recherche d'un certain Sciarra, en solo, suivant les dernières volontés de M, en pleine fête des morts, où il nous donne du grand spectacle. Désobéissant toujours les ordres de C, on le retrouve en Italie mettant la main sur une organisation terroriste secrète appelée Spectre....avec un Christoph Waltz toujours aussi terrifiant dans son rôle de méchant, Oberhauser. Dès lors, 007 n'aura de cesse de traquer cette organisation criminelle à l'ère du big data.



Agent secret VS Nouvelles technologies

Poursuivant la mue du programme 00, le réalisateur Sam Mendes oppose plus que jamais l'ancien modèle d'agent secret - armes, gadgets, belles voitures, alcool, séduction - et le renseignement moderne agissant dans l'ombre - espions hacker, surveillance, collecte métadonnées - s'affrontent, mais 007 n'a pas dit son dernier mot.

Le réalisateur accentue encore plus le trait en renouant avec les explosions tonitruantes et spectaculaires (faire effondrer un quartier de Mexico, what else ?), les voitures de sport et les femmes (Monica Bellucci et Léa Seydoux, deux françaises, le summum du glamour !).

Le smoking fait son grand retour, ainsi que l'humour british. Mais on sent que l'heure de la retraite approche : consommation d'alcool en baisse (on lui propose même un jus détox à base de plantes, qu'il décline, encore heureux !), et un certain détachement, il livre ses ennemis aux autorités et s'en va, bras dessus, bras dessous avec sa nouvelle compagne, Madeleine Swann.

La fin des James Bond Girl ?

Pas de 007 qui se respecte sans James Bond Girl! Peut-être pas...

Monica Belluci campe la veuve du mafieux italien Sciarra, qui se remet vite de sa mort dans les bras de notre agent secret. Episode quasi anecdotique dans le film, il aura le mérite de montrer le goût de James Bond pour les femmes matures. Ce qu'il faut comprendre : aucune femme lui résiste oui, mais on devine davantage l'attrait de Bond de conquérir la veuve de son ennemi, sorte de double réussite. Faut pas déconner non plus !

Apparaît ensuite la belle et brillante Madeleine Swann (petit clin d'oeil à Proust au passage, so adorable!), qui résiste dans un premier temps à entrer dans le jeu de séduction de l'agent secret. Elle s'impose comme la jeune femme moderne, intelligente qui fait carrière (comprenez : qui n'a pas besoin d'être entretenue par un homme VS la veuve du mafieux). Elle n'a donc pas "besoin" de notre cher 007.  Fille d'un agent secret, elle est l'une des seules à savoir ce qu'il vit, et donc à le comprendre, tout en voulant se protéger de cette vie dangereuse. Elle préfère alors partir que de suivre son cœur.

En femme moderne, elle assume ses désirs, et dicte le jeu de séduction. Bond a alors affaire à son égale, comme son premier amour de Casino Royale, Vesper Lynd (incarnée par la sublime Eva Green), tristement assassinée. Une vraie libération, on n'a jamais vu Bond avoir autant le smile ! Il y aurait-il une révolution en cours, fini l'agent secret macho ? Dans Spectre, il la complimente sur son allure, une femme qui en impose donc!




jeudi 19 novembre 2015

Seul sur Mars ou la volonté humaine triomphante



Dernier né de notre réalisateur de science-fiction et de films historiques à gros budget-qui-envoie-du-lourd préféré,  Ridley Scott, le flm Seul sur Mars nous projette dans un futur proche où les astronautes peuvent se rendre sur la planète rouge. Mark Watney (Matt Damon) et son équipe sont en mission lorsqu'une tempête éclate et laisse l'astronaute est séparé de ses équipiers, laissé pour mort. Mais il n'en est rien!


L'histoire


Vous l'avez compris, le film Seul sur Mars se concentre sur la survie d'un astronaute, seul à 225 millions de km de la Terre et de ses habitants.

Mark Watney va donc faire face à des défis aussi bien pratiques, techniques et technologiques, que psychologiques. En effet, en plus du problème de l'oxygène, de l'eau et des vivres, le héros doit faire face à sa propre solitude, et se doter d'un mental d'acier pour espérer survivre.

Par "chance", la base n'a pas été touchée lors de la tempête, et Mark dispose d'oxygène, d'électricité et des provisions. Problème : Mark doit réussir à montrer à la Nasa qu'il est toujours en vie, et doit tenir assez longtemps avant le retour d'une prochaine mission qui se compte en années... 

Le Robinson Crusoé de l'espace




 Plus proche de Gravity que d'Interstellar, Seul sur Mars aborde la survie d'un point de vue extrême : une planète inadaptée à la vie humaine, l'impossible communication avec tout être humain, un délai de survie interminable. La série Lost, c'est de la rigolade !

En redéfinissant la survie, Ridley Scott révèle ce qui fait de l'Homme un être humain. Bon, autant vous le dire tout de suite, tout le monde n'est PAS Matt Damon ou un génie de la Nasa, donc quelque part ça facilite les choses. Mais si le film met parfaitement en scène l'ingéniosité du héros et sa capacité à relativiser les échecs et de dépasser ses limites, on sent que la solitude le pèse et le décourage.

La clé de la survie consiste à procéder par étapes. Toute petite victoire est un pas en avant pour retrouver la Terre et l'humanité.

Vous avez dit humain ?



 La priorité n'est pas tellement la survie du corps, mais bien celle de l'esprit. Mark Watney va n'avoir de cesse de reprendre contact avec son équipe et la NASA et va essayer coûte que coûte de garder son sens de l'humour. Les compilations de musique disco  de sa supérieure hiérarchique l'amusent autant qu'elles l’exaspèrent, mais au moins ne le laisse pas indifférent.

Seul sur Mars, c'est aussi une belle leçon de solidarité comme ses coéquipiers culpabilisant de l'avoir abandonné et qui vont tout faire pour venir le récupérer, quitte à sacrifier de précieuses années avec leur proches. Et même la NASA, qui va dépenser des ressources astronomiques pour récupérer un seul de leurs hommes.

Parce que ce qui fait de nous des êtres humains (la peur, l'amour, le courage, l'intelligence, la folie,...), fait aussi bien notre force que notre faiblesse, et il ne tient qu'à un fil pour que tout bascule.

Avec Seul sur Mars, Ridley Scott nous tient en haleine pendant près de 2h30 avec effets spéciaux et rebondissements, tout en nous redonnant foi en l'humanité, pas mal non ?











samedi 25 juillet 2015

La série Murder : l'école du crime!





Petite pépite diffusée en fin d'année 2014 aux Etats-Unis et cet été en France, Murder, au titre original How to get away with murder, qui signifie littéralement "comment s'en tirer après un meurtre", est une série ABC créée par Peter Nowalk et produite par Shonda Rimes, les célèbres créateurs de Grey's Anatomy et Scandal. On retrouve Viola Davis dans le rôle principal d'Annalise Keating, une avocate surdouée et impitoyable, enseignant le droit pénal d'une manière peu conventionnelle.

Défense des criminels et morale ne font pas bon ménage !


Avocate de la défense, Annalise Keating a pour clients des criminels au dossier apparemment indéfendable et pourtant.. En justice, chacun a des droits, et notamment celui d'être défendu lors d'un procès. Notre avocate va alors au-delà des apparences et des préjugés, et met toute son énergie à ce que son client soit blanchi, qu'il soit victime d'un complot ou qu'il existe une faille dans le système de justice, et surtout que la vérité éclate, quelle qu'elle soit.

En complément de son cabinet d'avocats, Annalise donne des cours de droit pénal à l'université. Sa particularité : sélectionner les meilleurs éléments pour intégrer son propre cabinet. Premier cours de l'année : "How to get away with murder", le ton est donné!
Se mettre à la place du criminel pour comprendre le crime commis et établir un défense pour blanchir le criminel : Annalise apprend aux élèves à oublier leur morale du bien et du mal pour devenir des avocats de la défense hors pair.


Une intrigue palpitante !


Mais ce n'est pas tout. Annalise et son groupe d'élèves sont impliqué à leur tour dans une histoire de meurtre : une étudiante a été assassinée sur le campus, sa meilleure amie et le mari d'Annalise, professeur de Psychologie avec qui il a eu une liaison, sont soupçonnés de l'avoir tuée.

Peter Nowalk et Shonda Rimes ont conçus leurs épisodes sur le modèle du flashback : un processus implacable pour nous donner des bribes d'éléments qui nous laissent toujours sur notre fin avant de retourner une ou plusieurs journées en arrière, et des fins d'épisodes toujours plus étonnantes. Suspens garanti !

Comme pour Scandal, Murder est une série qui met en avant un personnage féminin fort qui change des héros masculins habituels, et montre la complexité d'être une femme, une épouse, avec un poste important et du pouvoir dans notre société.

Les personnages secondaires ont la part belle comme dans Grey's Anatomy, avec des associés au passé trouble, et des étudiants aux personnalités différentes et bien trempées, prêts à tout pour réussir. On voit également les différences qu'impliquent les origines sociales des étudiants, aux parcours plus simples pour certains que pour d'autres, mais qui peut s'avérer un avantage pour s'adapter et comprendre la réalité de la justice.

Vous ne l'avez pas encore vue? Courez-y ! Elle est actuellement diffusée sur m6, aucune excuse !



Daredevil : le justicicier Marvel qui en met plein la vue






Ce printemps, Netflix a adapté sur nos écrans le Marvel Daredevil, déjà adapté au cinéma en 2003 avec Ben Affleck dans le rôle titre. Mais rien à voir avec le blockbuster commercial d'il y à 13 ans ! Cette première saison est plus sombre, plus violente. La nuit, Daredevil est un justicier aveugle officiant dans l'ombre et le jour, Matt Murdoch (Charlie Cox) est un simple avocat honnête venant tout juste d'ouvrir son modeste cabinet.

Daredevil : un justicier aux multiples facettes


Netflix revisite le Marvel Daredevil en nous offrant un superhéros qui va jusqu'au bout de ses idéaux de justice, qui pousse son combat en dehors des tribunaux dans une ville gangrénée par la violence, à l'image de Gotham dans Batman.

De son enfance, on sait qu'il vient d'un milieu modeste, orphelin de mère, devenu aveugle en s'étant fait renversé des produits toxique lors d'un accident de la route, et un père boxeur, alcoolique qu'il perd très jeune après un combat qu'il avait refusé de truquer. Ayant doublement à se débrouiller seul par son handicap et les circonstances familiales, il n'a de cesse de faire régner la justice pour venger son père et les honnêtes citoyens de la ville contre la corruption des puissants, notamment Fisk.

Il monte donc un modeste cabinet d'avocat avec son ami Foggy (Elden Henson), afin d'avoir la liberté de choisir les cas qu'il estime légitimes. Un troisième partenaire arrive dans leur petit monde : Karen (Deborah Ann Woll, qui a fait ses débuts dans la série True Blood), qui a échappé aux mains de Fisk car elle allait dévoiler des informations à la presse, et est sauvée in extremis par Daredevil.



Daredevil/Batman : quelle différence?

Ne vous y méprenez pas, Daredevil n'est pas uniquement la pâle copie de Batman version non-voyant! D'une, sa condition d'aveugle a sur développé ses autres sens et en fait un adversaire imprévisible. Il n''a pas besoin de gadgets et de la fortune de Bruce Wayne alias Batman pour vaincre ses ennnemis. Daredevil est issu d'un milieu très modeste, et va jusqu'à sacrifier son image pour servir la justice, sous les critiques de ses propres amis comme Foggy et Karen. En effet, les hommes de Fisk sont infiltrés jusque dans la police et Daredevil va alors apparaître comme un criminel.

La série évolue dans un milieu très noir, qui pousse le spectateur dans ses retranchements quand à la question du Mal et de la Justice.
Mais Matt n'en demeure pas moins un personnage très sympathique et drôle, tout comme Foggy qui joue le rôle du bon pote pour redonner le sourire à Karen, montrant un peu de légèreté dans ce monde terrible.

Une série aboutie, divertissante, aux personnages complexes, que je trouve un peu plus réaliste et moins surjouée que Gotham, un autre Marvel sorti en fin d'année 2014.



lundi 17 novembre 2014

Interstellar : la claque intergalactique !



Le dernier film de Christopher Nolan sorti le 5 novembre vous envoie loin, très loin dans la galaxie de l'action, de l'émerveillement et des émotions : dépaysement mental garanti !

PS : ne vous fiez pas à la bande-annonce, elle ne fait pas justice à la richesse du film !

L'histoire


Interstellar se passe dans un futur proche où l'humanité fait face à des famines céréalières, seul le maïs arrive encore à pousser, et des tempêtes de poussière ont remplacé les jours de pluie. La survie des hommes est menacée. Cooper (Matthew McConaughey) un ancien astronaute de la NASA va être recruté pour partir en mission dans l'espace afin de trouver une planète compatible avec la vie humaine pour la coloniser.
Mais encore jamais réalisé, c'est un voyage vers l'inconnu qui n'est pas sans conséquences : que vont-ils découvrir ? vont-ils revenir un jour et quand ? Cooper va ainsi faire le choix difficile de quitter sa famille, dont sa fille Murphy qui n'est encore qu'une enfant et dont il est extrêmement proche.
Lors de son voyage, il est accompagné de brillants astronautes comme l'impertinente Brand (Anne Hathaway) et de Tarz, un robot d'intelligence artificielle maniant superbement l'ironie et l'humour (et ça on aime beaucoup sur drôledeculture !).
Pendant leur périple interstellaire, des scientifiques de la NASA restent sur Terre pour résoudre l'équation sur la gravité qui pourrait également sauver la Terre et ses habitants.

Pourquoi j'ai aimé

  •  Encore une fois, Matthew McConaughey prouve qu'il a un incroyable talent d'acteur depuis le film Dallas Buyers Club sur un Texan atteint du SIDA au début des années 1980 et son rôle dans la première saison de la série True Detective. Il joue un ingénieur aérospatial ambitieux qui a toujours eu les yeux tournés vers les étoiles et non vers la terre, pour voir au-delà de notre réalité. Mais il est à la fois tiraillé par son rôle de père, quitter sa fille Murph' est un déchirement bien qu'il se dit agir pour le futur et la survie des prochaines générations.
  • Les seconds rôles ne sont pas mis de côté avec la jeune Murphy intelligente et sensible au monde qui l'entoure qui noue une relation très forte avec son père, ou encore l'astronaute Brand prête à tout pour cette mission et qui se protège derrière une carapace pour ne pas exprimer ses émotions de peur de paraître faible.
  • A l'image de Gravity, Interstellar nous sidère par des images à couper le souffle sur la représentation de la galaxie et du trou noir ( elles n'ont pas de valeur scientifique, mais l'important, à mon avis, c'est de nous faire rêver avec des étoiles plein les yeux). Plus qu'un voyage vers l'inconnu spatial, c'est un voyage dans les émotions humaines, dans une véritable quête d'identité. La question du sens de la vie revient à de nombreuses reprises. Interstellar montre que l'homme a toujours été un explorateur et ne peut vivre sans amour et sans les autres.
  • Gros coup de cœur pour le robot Tarz, il va nécessairement rentrer dans le Panthéon des robots du cinéma comme R2D2.
Si vous n'avez pas encore été voir le film, foncez ! ;)




lundi 13 octobre 2014

Coup de cœur : Mommy de Xavier Dolan, que d'émotion(s) tabernacle !

Le dernier prix du jury du festival de Cannes est sorti le mercredi dernier sur nos écrans : j'ai nommé, le foudroyant Mommy du réalisateur québécois Xavier Dolan.



Xavier Dolan : jeune, talentueux et atypique


A seulement 25 ans, le jeune réalisateur a déjà un palmarès digne des plus grands. En effet, il a remporté un prix à la Mostra de Venise pour son film Tom à la ferme sorti en 2012. Xavier Dolan a d'abord débuté comme acteur mais c'est derrière la caméra qu'il remporte tous les succès avec son premier long-métrage, J'ai tué ma mère, présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes en 2009, abordant les prémices de la relation mère-fils que l'on retrouve chez Mommy.

Xavier Dolan s'entoure toujours de ses acteurs québécois fétiches, comme Anne Dorval qui joue Diane, la mère de Steve et Suzanne Clément, la voisine, dans Mommy. Quant à l'acteur principal du film, Antoine-Olivier Pilon joue déjà un adolescent violent dans le court-métrage du réalisateur dans Indochine-College boy.
Ils ont tous un charisme à tout épreuve, une expressivité qui passe autant par le corps, les expressions du visage que par un fort accent québécois ("Je ne parle pas le français de la France moi madame" réplique Anne Dorval dans le film), délivrant ainsi un jeu intense que nécessite le texte et le scénario de Dolan.


L'histoire


Mommy c'est quoi ? C'est l'histoire de, Diane, une veuve dont le fils Steve a un trouble de déficit de l'attention et d'hyperactivité (TDAH). Il est envoyé de centre en centre, où adolescent, il devient de plus en plus violent, et met le feu à sa dernière résidence où un jeune de son âge est grièvement brûlé. Diane n'a pas d'autre choix que de récupérer son fils, et ils vont tenter de se donner une deuxième chance.

Steve aime et hait dans l'excès : il est autant capable d'adorer sa mère au point de frôler le désir incestueux, ou de vouloir la tuer littéralement pour un mot de travers ou un sentiment de rejet. Apparaît alors dans l'équation Kyla, leur voisine, ancienne institutrice qui n'arrive plus à communiquer. A eux trois, ils vont s'aider mutuellement, vivre, souffrir et aimer.



Pourquoi j'ai aimé ?


Mommy c'est un peu comme une claque. Au début, on appréhende, on a mal : 2h18 de film tourné dans un format "carré" et en québécois sous-titré sur un thème difficile, un adolescent violent et la relation mère-fils ( loin des Marvel et compagnie ). Mais après, la claque, ça vous ouvre les yeux. Mommy est tout simplement plein de vie :

  • La richesse de la langue québécoise, loin du français aseptisé du Larousse, notamment dans ses expressions très imagées ( "tu vas pas chier loin avec ça" au lieu de "tu vas pas aller bien loin avec ça" ! )
  • Le format carré et vertical de l'image (format 1:1) fait penser à un portrait, il nous oblige à nous concentrer sur les visages, l'action pour empêcher notre œil de vagabonder dans le décor.
  • la B.O est juste DÉMENTE : Lana del Rey, Oasis et Céline Dion avec ce qui est pour moi la scène culte du film.
  • Xavier Dolan arrive à rendre beau le quotidien de la banlieue canadienne, les couleurs sont magnifiques, pleines de vie. 
  • Le thème de la relation mère-fils est traité sans cliché, dans toute sa complexité : une mère et un fils qui s'aiment et vivent insensément en faisant un pied de nez aux mœurs de la société, une mère dont les fins de mois difficiles qui l'obligent à tous les stratagèmes pour s'en sortir et remplir le frigo ( petits boulots, manipulation, draguer le voisin travaillant au tribunal pour plaider en faveur de son fils ), le dilemme d'une mère impuissante face à son fils violent tiraillée entre son besoin de l'avoir avec elle et de le faire soigner quitte à l'abandonner. 
  • Les personnages forts dans les films de Dolan sont souvent des femmes et c'est le cas dans Mommy. Diane est une vraie battante, elle n'a pas la langue dans sa poche, a très bien conscience de son effet sur la gente masculine et en profite en toute connaissance de cause. Même la timide Kyla en impose quand elle sort de ses gonds. Dolan arrive à recréer la force de l'amitié féminine, entre confidences et rires à gorge déployée et qui pourtant n'a pas toujours besoin de mots pour s'exprimer ( loin du cliché du papotage féminin ). 
En bref, Mommy est un film solaire où les sentiments exultent, redonnant espoir dans la nature humaine, et ça, ça fait plaisir ! :) 









samedi 27 septembre 2014

Première impression : Gotham, le commissaire Gordon plus badass que jamais !

Je crois, sans trop m'avancer, que Gotham est LA série que tout le monde attendait pour cette rentrée 2014 !

Gotham, c'est le prequel des aventures de Batman, le justicier Marvel qui a su rendre sexy les chauve-souris ! Avec la récente trilogie Batman de Christopher Nolan au cinéma, il semblait un peu redondant d'adapter les aventures du justicier masqué sur le petit écran. Bruno Heller, le fameux réalisateur de la série Mentalist, s'est donc intéressé à l'enfance de Batman et plus particulièrement au commissaire Gordon qui a épaulé le jeune Bruce Wayne à la mort de ses parents.

Le premier épisode a été diffusé le 22 septembre 2014.

Synopsis


Le pilot s'ouvre sans trop de surprise sur l'assassinat des parents du jeune Bruce Wayne, auquel ce dernier assiste, ainsi que la jeune Catwoman.
Ensuite, juste avant que les policiers soient sur l'affaire,  le spectateur est directement mis dans l'ambiance au commissariat, avec un criminel qui menace le personnel : James Gordon ( Ben McKenzie ) n'est pas venu à Gotham pour se tourner les pouces !
L'épisode est centrée sur la relation compliquée qu'entretien Gordon avec son supérieur, Harvey Bullock ( Donald Logue ), qui a une conception très personnelle du respect de la loi... En effet, il apparaît comme un flic corrompu, passant des accords avec certains criminels comme Fish, la propriétaire d'un cabaret.

Mon avis


J'avais peur que la série soit un peu trop "survendue" avec tout le tapage médiatique qu'il y a eu ces derniers mois, mais avec ce premier épisode, Gotham semble être une série qui en a à revendre.

Le duo Gordon-Bullock promet de belles étincelles, entre le nouveau venu qui bénéficie de l'aura d'un père qui fut un policier très respecté, et Bullock un self-made man qui a composé avec les codes de Gotham pour faire régner "au mieux" la justice et la loi.

L'épisode commence également avec la jeunesse de Catwoman, qui fait une apparition un peu anecdotique pour l'instant, et le jeune Pingouin, interprété par Robin Lord Taylor, dont le physique et le jeu collent parfaitement au personnage ! Avant de dominer la ville, tout méchant qui se respecte semble d'abord passer par l'étape du larbin, ceci explique peut-être cela ...

Les scènes sont majoritairement tournées dans un environnement sombre, la ville semble plongée dans le noir même en plein jour, accentuant encore plus l'impression de rues malfamées : la ville est inquiétante à souhait !

A suivre ?


ABSOLUMENT !








dimanche 17 août 2014

Première impression : The Knick, la série au scalpel sanglant




The Nick, déjà, c'est une des séries les plus attendues de cet été. Et puis son acteur principal, c'est Clide Owen, comment vous dire...que faut-il de plus #whatelse ? Ah si, encore une chose : c'est Steven Soderbergh aux commandes, excusez du peu !

Plus sérieusement, c'est quoi la trame ? 

Synopsis


Au début des années 1900, le personnel de l'hôpital Knickerbocker (vive le nom super simple à retenir et super sexy à prononcer...passons ! ) à New-York, tente tant bien que mal de sauver leurs patients de maladies en vogue comme la tuberculose. On suit particulièrement le chirurgien Thackery, interprété par Clide Owen. Il s'agit d'un moment très particulier pour la médecine, qui va révolutionner ses pratiques ( aseptisation, anesthésie...) mais aussi pour la société avec de nombreux progrès dans le milieu de l'urbanisme contre l'insalubrité des habitations et une modernisation des hôpitaux ( l’électricité peut s'avérer utile en effet !)

Mon avis


Dès les première scènes, on est tout de suite dans le bain. On assiste à une césarienne quasi in vivo et ô mon dieu, j'aimerai pas être à la place de la mère ! Il faut dire qu'à l'époque, la profession de chirurgien ne se distinguait pas tellement de celle des bouchers (si si ! ). Le côté un peu baroque, c'est Clide Owen qui s'injecte de la cocaïne avant l'opération...normal quoi ! The Knick, c'est aussi les infirmières, qui, les pauvres, sont un peu les bonnes à tout faire ( avant que le bip existe, comme on peut voir dans Urgences ou Grey's Anatomy, c'était parfois aux infirmières d'aller chercher le chirurgien par la peau des fesses ).

Pour ce qui est de l'atmosphère, les scènes sont majoritairement sombres pour recréer l'environnement de l'époque. En effet, les logements étaient très mal aérés et éclairés, ce qui favorisait notamment la propagation de la tuberculose.

Enfin, le domaine médical n'est pas épargné par les intérêts financiers, politiques et religieux représenté par le Conseil d'administration tout puissant  ( money money money, racisme ...), ce qui pouvait entraver les avancées médicales.

A suivre ?


Si un peu d'hémoglobine ne vous fait pas peur, que vous voulez directement être plongé dans l'histoire, et qu'un chirurgien drogué dans le New York sombre du début du XXe siècle vous interpelle, je vous conseille vivement The Nick, une série qui prend aux tripes ;)



jeudi 10 avril 2014

Noé : spectaculairement spirituel


Darren Aronofsky s'est attaqué au mythe biblique de Noé et du déluge, 15 ans d'attente pour réaliser un projet à risque pour les productions hollywoodiennes, les films sur la religion étant imprévisibles en terme d'audience : ça passe ou ça casse. Pari réussi !

Russel Crowe incarne Noé, et on imagine aisément que ce n'est pas une mince affaire ! Et pourtant, ça marche. Il joue parfaitement le rôle des l'homme qui va jusqu'au bout de ses convictions, dans sa mission de sauver les innocents (les espèces animales) du déluge infligé par le Créateur pour punir les Hommes de leur méchanceté et de leur penchant pour la destruction de la nature; grâce à la construction de l'Arche.

Des choix artistiques osés 


Bon le film de Darren Aronofsky est très éclectique. D'un côté, il respecte les principales "maximes", préceptes du texte de l'Ancien Testament,  d'un autre côté, le réalisateur prend la liberté d'y apporter sa propre interprétation, qui s'exprime notamment dans les choix artistiques. Loin d'un décor historique, Noé est à mi-chemin dans l'univers des blockbusters contemporains ( les géants auraient pu faire partie d'un épisode du Seigneur des Anneaux) et dans un monde mythologique comme hors du temps, sorte de pré-histoire avant la civilisation. Le film allie paradoxalement les codes du blockbuster américain avec scènes d'actions spectaculaires avec un recours aux effets spéciaux, tout en incorporant des éléments artistiques plus osés comme des plans en ombres chinoises, des effets de couleurs presque psychédéliques, puisant dans le théâtral. L'ensemble est cohérent car Noé est avant tout un conte où magie (effets spéciaux) et art oral et visuel (théâtre) se combinent pour servir les idées qu'il contient.

Une Nature malade


Adam et Eve, après avoir succombé à la tentation du fruit de la connaissance qui leur était défendu, sont bannis du paradis qui a pour conséquence la perte de l'innocence, le mal, la souffrance et le travail, la soif de pouvoir et le désir, l'Homme ne se contentant plus du juste nécessaire mais désire toujours plus, détruisant ainsi la nature à petit feu. C'est par cette dernière voie que le film commence. Une planète stérile, où ses ressources ont été épuisées...clin d'oeil du réalisateur à notre époque où nous polluons et tuons à toute vitesse la planète. Mais Noé et sa famille sont les dernières personnes à vivre comme au temps de l'Eden, en respectant la Nature.

La question du choix 


Avec le déluge qui arrive, Noé doit faire un choix : sauver les animaux et les hommes ou seulement les animaux qui n'ont pas trahi le Créateur. Il choisit cette dernière option, prêt à sacrifier des innocents qui sont sous le joug de la barbarie du reste de l'humanité représenté par le roi Tubal-Caïn (joué magistralement par Ray Winstone) qui veut à tout prix entrer dans l'Arche, pensant égoïstement à sa survie. Sa propre famille va être divisée, ne pouvant supporter l'extinction de l'humanité. L'amour, la famille, le combat pour la vie, vont être déterminants pour savoir s'il faut sauver l'Homme ou non. Les femmes dans le film, la femme de Noé Naameh (Jennifer Connelly) et sa fille d'adoption Ila (Emma Watson) portent en elles la fureur de vivre et l'amour, notamment par leur capacité à donner la vie, quand Noé doute même de la bonté des siens.

S'il ne faut retenir qu'une chose, c'est bien que l'Homme est seul face à ses choix. A la fois preuve de liberté mais également de sa perte, il peut choisir de faire le bien et ce qui est juste ou de faire le mal. Et même quand tout semble perdu, il peut aussi choisir de pardonner. Tout est question de croyance, en quoi croit-on ? pour quoi vivons-nous? Nous avons alors la liberté et la lourde responsabilité d'assumer nos choix et de vivre avec, et ne jamais oublier de choisir le bonheur, quand on sait que le temps nous est compté.

Il faut accepter de rentrer dans l'univers du réalisateur tourmenté de Requiem for a Dream et de Black Swann, ça en vaut largement la peine même si on peut être un peu déboussolé au départ. Noé est un conte épique qui nous laisse aller à la réflexion et au débat : il ne peut pas vous laisser indifférent !





dimanche 6 avril 2014

Her : les émotions humaines mises à nu



Los Angeles dans le futur. Théodore Twombly est un homme parmi d'autres, un homme comme les autres, avec sa routine, ses joies et ses peines. Son travail : écrire des lettres pour les autres, suivant ainsi la correspondance d'inconnus depuis parfois des années, prenant part à leur histoire, y insérant sa propre sensibilité.
Mais Théodore est un homme perdu, blessé. Sa femme l'a quitté il y a un an, et il ne peut se décider à signer les papiers du divorce et la quitter pour de bon. Malgré plusieurs rendez-vous avec des femmes charmantes, il ne peut pas aller de l'avant et s'engager. Un jour, il passe devant une publicité : l'OS. Il s'agit du nouveau programme informatique qui vous comprend  et qui est doté d'une personnalité à part entière. Il se lance et rencontre la voix de Samantha, et plus rien ne sera comme avant.

En effet, Samantha est drôle, elle est différente. Elle apprend d'abord à le connaître puis elle s'interroge sur ce qu'elle est. N'est-elle qu'un simple programme informatique ou pense-t-elle vraiment d'elle-même? Son obsession : devenir humaine... Devenant un peu plus réelle chaque jour, ils finissent même par tomber amoureux. Samantha, rien que par sa pensée et sa voix réussit à ressentir les émotions, avoir l'impression du toucher, alors qu'elle n'a pas de corps. Mais elle s'améliore de jour en jour, assimile toujours plus de choses et apprend toujours plus vite. Elle est désormais capable d'être à plusieurs endroits et avec plusieurs personnes en même temps, et dépasse ainsi l'humain et donc Théodore...

Her, c'est "elle", pas le sujet mais bien l'objet, ce programme informatique qui devient peu à peu sujet, conscience, être puis dépasse le réel, devenant l'inimaginable et l'infini. Le film montre le pouvoir des émotions et des sentiments humains, et de l'amour. Joachim Phoenix joue un homme extrêmement sensible mais n'arrive plus à créer de lien avec une autre personne. Il pense avoir vécu toutes les émotions possibles et que désormais il ne peut vivre qu'une version fade de celles-ci.  Mais avec Samantha, que Scarlett Johansson dote d'une personnalité riche et complexe rien qu'aux variations de sa voix, aux tons et à la respiration qu'elle prend ( comme quoi, il n'y a pas besoin d'un corps pour être désirable !), Théodore arrive littéralement à se connecter, fusionne, brisant les barrières des relations humaines, se mettant à nu en s'acceptant tel qu'il est.

Qu'est-ce que l'amour au fond ? Pour Théodore, c'est grandir ensemble et accepter l'autre tel qu'il est alors qu'on a changé et que l'autre a changé. Seulement, les différences sont parfois trop grandes, et on se déteste, on s'isole, on se quitte et on finit seul. Mais alors pour être heureux, parfois, il suffit juste de prendre conscience qu'on est vivant, respirer, vivre l'instant présent, regarder le soleil se coucher, sourire à quelqu'un et rire ensemble.

En tant que spectateur, on vit une vraie expérience, on est à la place de Théodore, nous aussi, n'avons que la voix de Samantha pour l'imaginer ; les intérieurs et les vêtements sont épurés pour qu'on s'attarde exclusivement sur les personnages, les mouvements et les voix. Impossible de ressortir de la salle sans se poser des milliers de questions sur la vie, l'existence ou l'amour. Pendant deux heures, on a beaucoup grandi.


mardi 25 février 2014

Série drôlissime : The Mindy project



Mindy : Gynécologue. Américaine d'origine indienne. Vit à New-York.  Désespéremment célibataire. Tenues vestimentaires assez colorées. Petite. Formes généreuses. Voix....étrangement aiguë ?

PS : j'avais oublié, un peu folle sur les bords

Bon, vous l'aurez compris, cette série américaine créée en 2012 raconte le quotidien de Mindy, une trentenaire travaillant dans un cabinet gynécologique à New-York avec ses collègues gynécologues Dany, l'Américain aux origines italiennes, Jeremy, le dragueur British et les infirmièr(e)s notamment Betsy et surtout Norman, le gars un peu dingue de la bande.
Les intrigues tournent majoritairement autour des aventures sentimentales de Mindy, ce qui finit toujours par donner des scènes cocasses.
Le cabinet est aussi en compétition avec les sages-femmes ( des hommes en fait ;) ) de l'étage supérieur qui pratiquent la médecine "douce" et essayent de leur piquer leurs clientes !

Chaque épisode dure une vingtaine de minutes, ce qui donne un rythme assez rapide aux épisodes : concentration de fous rires garantis !

Le plus : The Mindy Project joue avec les conventions sociales, notamment la nécessité d'être en couple et de fonder une famille passé 30 ans quand on est une femme et la difficulté sous-jacente d'allier carrière et situation amoureuse. La série s'amuse des différences, que ce soit de l'origine ethnique, du physique, etc : la vraie vie quoi :)
 L'humour est à chaque fois au rendez-vous, et ça c'est pas toujours le cas...

La série est actuellement à sa 2e saison est en pause mais revient le 1er avril et ce n'est pas une blague hein ! ( ils ne manquent pas d'humour à la Fox ;) ).

Alors foncez si vous ne l'avez pas encore découverte !



vendredi 21 février 2014

Première impression : la série Star Crossed





A l'occasion de la diffusion du 1er épisode de la série Star Crossed le lundi  17 février aux Etats-Unis, j'avais envie de vous donner mon avis et surtout si j'ai envie de continuer de suivre la nouvelle venue de la chaîne CW !

Petit synopsis


Star Crossed est une série de science-fiction où dans le futur, une petite communauté d'extraterrestres appelés les Atrians, débarquent sur Terre (aux Etats-Unis sinon c'est pas drôle) pour survivre.

 Les humains, pensant qu'ils représentent une menace, les attaquent, mais c'est sans compter la générosité d'une petite fille, Emery qui va recueillir un enfant atrian, Roman mais ils vont être séparés.

Les Atrians vivent à l'écart de la ville, dans une sorte de ghetto avec couvre-feu à 22h : la confiance règne !
On retrouve alors Emery adolescente pour son premier jour au lycée, le même jour où les autorités décident d'intégrer des sept ados atrians parmi les humains.

Mon avis 


Un scénario pas extrêmement original qui laisse un air de déja-vu. En effet, Star Crossed rappelle un peu la série Roswell. A part leur tatouage sur le visage, les Atrians n'ont pas grand chose de différent avec les humains.
La série se concentre sur la relation entre les deux héros, Emery et Roman et sur leur rencontre au lycée. Jusque là rien de problématique, mais le fait qu'Emery soit la seule à être ouverte et à accepter les Atrians, n'est pas extrêmement subtil. D'ailleurs, le comportement des mecs, qu'ils soient humains ou extraterrestres est tout sauf civilisé, sur le mode de "je défends mon territoire et mes femelles", à l'exception de Roman ( bien sûr !).
Quant au personnage d'Emery et de Roman, ils ne sont pas sans intérêt. Emery n'est pas dans le cliché de la lycéenne de base. Sa générosité naturelle et sa réserve nous pousse à savoir si elle va réussir à concilier son envie de s'intégrer parmi ses semblables et son attrait pour les Atrians. Et Roman semble assez mystérieux et apparaît comme quelqu'un de diplomate, il veut tout faire pour réconcilier les deux clans.

A suivre ?


Je pense qu'il faut laisser encore une chance à cette nouvelle série, notamment concernant l'évolution de la relation entre Emery et Roman, en espérant que ce ne soit pas trop fleur bleue, et qu'on en apprenne un peu plus sur ces fameux Atrians. Le personnage chargé de l'introduction des lycéens atrians semble jouer un double-jeu qui ne manque pas d'attirer notre curiosité...


Alors ce trailer vous donne envie de continuer l'aventure ?

dimanche 22 décembre 2013

Sélection de films à aller voir pendant les fêtes !

Qui dit Noël, dit noël en famille, donc activité, donc pas d'idées.....pourquoi ne pas aller voir un bon film au cinéma qui plaira aux petits et aux grands ? 


Voici une petite sélection de films sympathiques !


Le Hobbit : la Désolation de Smaug



Vous avez adoré la trilogie du Seigneur des anneaux, le premier volet du Hobbit : un voyage inattendu, vos enfants, vos neveux, vos petits frères et sœurs rêvent de devenir chevalier, elfe, hobbit ou nain (oui oui être petit ça fait rêver ! ) ? Alors ce nouveau chapitre du Hobbit est fait pour vous ! 

Nos amis les nains accompagnés du jeune Bilbon vont s'attaquer à Smaug pour le déloger de la montagne sacrée des nains et récupérer le trésor qu'il détient ( eh oui dans le Hobbit, ce sont les dragons qui raffolent de pierres précieuses et d'or, et non les pirates, ou les milliardaires ^^ ).
Attention si vous êtes un grand fan du livre, le film n'est pas vraiment fidèle de l'histoire initiale, blockbuster oblige !
On est quand même super content de retrouver l'univers fantastique initié depuis le Seigneur des anneaux, un monde magique qui nous emmène dans une quête de plus de 2 heures ( 2h41 min pour être précis !) .

De quoi occuper la famille pour l'après-midi ou la soirée (eh oui parce qu'après ce sera à vous de faire le dragon avec les enfants sur le dos! )

La Reine des neiges




Qui dit Noël, dit film Disney ! Voici le nouveau venu, la Reine des neiges.

 C'est l'histoire d'Elsa, une reine pas comme les autres, qui transforme tout en glace quand elle a peur ( les effets du stress sont variés de nos jours !). Elle tente de le cacher à son peuple, jusqu'au jour où, pas de bol, ils le découvrent et l'accusent de sorcellerie, et paf, super angoissée, elle plonge son royaume sous des neiges éternelles et disparaît. Nous suivons alors sa sœur et ses acolytes qui partent à sa recherche !
Un très bon Disney dans la lignée de Raiponce qui va plaire aux enfants, un film de saison (Noël, la neige...tiens et si en sortant du ciné on se faisait une bonne raclette ?), et l'humour est au rendez-vous.

 Si les chansons Disney ne vous effraient pas, allez y !


Casse-tête chinois 



Vous avez aimé l'Auberge espagnole et les Poupées russes, Xavier et sa bande, les voyages dans les différentes villes d'Europe? Dans Casse-tête chinois, on retrouve Xavier, Isabelle, Wendy et Martine, à New-York dans le quartier de Chinatown (d'où le titre casse-tête chinois ). Wendy et Xavier sont divorcés (Xavier a aidé sa meilleure amie lesbienne Isabelle a avoir un enfant ), Wendy part à New-York rejoindre son nouveau fiancé en emmenant les enfants avec elle. Xavier ne peut pas vivre loin d'eux et fait ses valises. De nouvelles aventures et questions existentielles nous attendent maintenant que nos personnages ont la quarantaine.

De l'humour, des situations cocasses, une autre vision de New-York et de l'Amérique, de la joie, des larmes : on ressort de la salle avec le sourire et la banane ! Quoi de mieux pour Noël que d'être heureux ?

Hunger games : l'embrasement



Pour les retardataires, foncez voir le second volet de Hunger games, qui fait l'unanimité chez les plus jeunes et les moins jeunes, les filles et les garçons.

 Plus de 2 heures à suivre le combat pour la survie de Katniss et Peeta, qui remballent pour les Jeux de l'Expiation qui rassemblent tous les gagnants des Hunger games. Encore plus sombre que le premier, ces hunger games nous donnent le frisson face à tant de cruauté dissimulée de la part du pouvoir de Panem et de son président Snow. Jennifer Lawrence joue à merveille le rôle de Katniss qui même dans la vie, déteste se plier aux conventions ( elle a refusé de perdre du poids pour le rôle pour ne pas donner un mauvais exemple aux filles qui pourraient s'identifier aux personnage ! ).

Attention, un vent de révolution se lève...










mercredi 20 novembre 2013

New : la série Almost Human !



Diffusée depuis dimanche dernier, Almost Human, créée par J.H Wyman,  promet ! Les audiences sont même au rendez-vous avec 9 millions de spectateurs.

L'histoire :


La technologie devient trop puissante pour être contrôlée par les autorités, la cybercriminalité explose. Du coup, la police s'équipe de cyborgs afin d'épauler les policiers.

Après une embuscade où il a perdu son coéquipier, et où il a perdu sa jambe, le policier John Kennex ( joué par Karl Urban ) revient après presque un an et demi de coma, sans signe de vie de sa fiancée qui a levé les voiles. Il tient alors en partir pour responsable de la mort de son coéquipier, le cyborg qui les accompagnait. Il tente depuis de retrouver la mémoire pour retrouver les responsables, l'organisation criminelle "le Syndicat".

Ce qui nous amène deux ans plus tard à sa reprise de service où il est accompagné d'un cyborg première génération (interprété par Michael Ealy), doté de sentiments, presque humain en sorte ;) .

Pourquoi se jeter sur son site streaming pour aller voir cette série ? :


  • un duo qui promet d'être comique avec déjà des scènes très cocasses ( le cyborg scanne son partenaire en dessous de la ceinture pour savoir s'il est apte à avoir une nouvelle relation )
  • des cyborgs sans cœur et un cyborg déjà super touchant ( il se demande qui va se souvenir de lui après qu'il ait fini d'exister )
  • la série me fait un peu penser à la série Fringe, de part son atmosphère, du duo, et du paranormal qui découle des enquêtes


Série à suivre avec intérêt :)




Tendance en série : le monde en plein chaos

Depuis 1 ou 2 ans, on remarque une recrudescence du thème du monde apocalyptique. En gros : que se passerait-il si le monde d'aujourd'hui disparaissait ?


Faisons un petit tour d'horizon sur deux séries emblématiques !

Révolution 

Créée en 2012 sous la direction de J-J Abrams

L'intrigue : 

Une nuit, l'Amérique se retrouve coupée de toute énergie électrique de manière inexpliquée, c'est le "blackout". Le spectateur suit alors l'existence d'un groupe d'individus, 15 ans après le blackout. Ils doivent survivre dans ce nouveau monde sans courant, face à deux pouvoirs militaires qui scindent l'Amérique en deux : la République de Monroe et la République de Géorgie. Le groupe va tout tenter pour remettre en marche le courant..

Originalité :

Cette situation inédite de retour dans une humanité sans technologie montre une redistribution du pouvoir qui revient à la force armée et non pas comme aujourd'hui à l'économie et aux détenteurs de hautes technologies. 
Régression en matière de qualité de vie, notamment en santé, pourrions-nous penser à revenir à une société sans progrès ? 
Le blackout n'est pas perçu comme punition divine envers la société de consommation, qui serait trop polluante mais plutôt comme une erreur humaine ou du système qui aurait détruit l'énergie. 

The Walking Dead

Créée en 2010, par Franck Darabont et Robert Kirkman

L'intrigue :

L'Amérique se réveille un jour avec des zombies qui contaminent les vivants à la moindre morsure. Le pays entier est paralysé, coupé du monde. De même que pour Révolution, nous suivons un groupe de survivants.


L'originalité :

Les zones de forte concentration de population sont les plus touchées, c'est-à-dire les villes, ce qui conduit le groupe à vivre dans des zones quasi désertiques, quasiment dans la nature. 
Les zombies posent des questions éthiques à nos héros : remet en question le rapport à la vie et à la mort, redéfinis les notions d'espoir, de sacrifice ou encore d'humanité


Ces deux séries nous montrent un monde post-apocalyptique total, l'humanité entière est touchée. Cela semble symptomatique d'une société qui remet en question son fonctionnement actuel ! A méditer ;)









dimanche 27 octobre 2013

La femme au miroir d'Eric-Emmanuel Schmitt


Résumé vite fait mais bien fait :


Le destin de trois femmes : Anne vivant à Bruges à la Renaissance, Hanna à Vienne au début du XXe siècle et Anny à Hollywood, aujourd'hui.
Trois destins de femmes, un chapitre chacune, toujours chronologique, passant de Anne à Hanna puis à Anny et on recommence.
Trois histoires sur la vie, les pensées, les sentiments de chacune selon l'époque dans laquelle elles vivent.
Trois destinées à la fois parallèle dans le temps mais qui se ressemblent et finissent par se croiser...à vous de lire pour savoir pourquoi...
Trois idéologies, visions, prismes de la vie : Dieu, la psychanalyse, Hollywood où règne les apparences


Le titre : La femme au miroir

L'auteur à travers le destin d'Anne, d'Hanna et d'Anny se concentre bien sur l'idée de Femme comme il y aurait le concept de Dieu.
La symbolique du miroir est présente tout au long du livre : le miroir cassé, le trois noms quasi similaires, le miroir comme introspection

Mon avis :


Un roman écrit par un homme ( Eric-Emmanuel Schmitt ) qui pour une fois se rapproche de ce qu'il se passe à l'intérieur de la tête d'une femme et montre la difficulté de trouver sa place dans la société. Non ce n'est pas facile d'être une jeune fille, être réduite au mariage, à la maternité ou à la beauté. Sois belle et tais-toi , elles ne l'acceptent pas et vont le payer au prix fort...

La clé du livre se trouve dans cet adjectif : D.I.F.F.E.R.E.N.T.E . Toutes les trois se trouvent en désaccord avec les mœurs de leur temps, se sentent prisonnières de la société et du regard des autres, à elles de trouver un moyen de s'en libérer pour trouver un sens à leur vie.

Un roman quasi cinématographique, avec un rythme significatif dû à l'enchaînement des trois histoires, des genres et des styles d'écriture différente selon l'époque : les images et les poèmes à la Renaissance, la lettre au début du siècle dernier, et l'abondance de dialogues pour Hollywood.

En quelques mots :


La femme au miroir, un roman qui nous fait réfléchir sur notre propre conception de la femme et de la société. 
La femme est pour une fois montrée de l'intérieur, et pas comme femme-objet qui fascine : Non ! 
Cette fois c'est dans la tête que ça se passe. Même ce qui a attrait au corps est vu de l'intérieur. 

 Eric-Emmanuel Schmitt nous offre une remise en question sans porter de jugement en laissant parler ces trois femmes. 

-------- > Maintenant à vous de vous faire votre propre idée ! :)









dimanche 13 octobre 2013

Retour sur la série Fringe


Quoi de mieux comme premier article de ce blog que de parler d'une série qui s'est achevée en janvier 2013 après cinq saisons, sous la direction de J.J Abrams ( le spécialiste des séries et films SF avec Alias, Mission Impossible 3, Star Trek, Lost les disparus, ...) , et qui malheureusement n'a pas eu autant de succès médiatique sur l'Hexagone que d'autres séries comme les Experts, à tort !

Pour ceux qui ne connaîtraient pas cette série, Fringe raconte l'histoire d'une équipe spéciale du FBI qui enquête sur des affaires relevant du paranormal. Elle a pour héroïne principale, Olivia Dunham ,jouée par l'actrice Anna Torv, dotée de certains pouvoirs psychiques, comme la téléportation, dû à des expérimentations qu'on lui a fait subir enfant. Elle fait équipe avec Bishop père et fils, Walter,le scientifique sorti de l'asile et Peter, le surdoué du MIT mais tout juste impliqué dans des affaires louches au Moyen-Orient, joué par Joshua Jackson (ancien acteur de la série Dawson, et oui ça date !).

Le titre fort mystérieux : Fringe


On peut traduire par la bordure, ce qui se trouve à la marge. En effet, la série confronte l'univers du réel avec le supernaturel. C'est cette tension qui crée l'intérêt de la série en remettant en cause le monde dans lequel on y vit, notamment avec la firme Massive dynamics, avatar des multinationales paramilitaires high-tech qui jouent avec le feu, ou encore la question du terrorisme... ainsi qu'une remise en cause des critères du vrai et du faux, en émettant l'idée que la science et notamment la technologie, seraient capable de réussir l'impossible.

Les lieux récurrents : le terrain et le laboratoire dans la charmante ville de Boston !


Ils structurent véritablement l'épisode. Ce dernier commence par un fait paranormal rapporté au FBI qui enquête alors sur les lieux du drame ( c'est jamais vraiment heureux, il ne s'agit pas d'un simple urticaire ou d'un rhume vous l'aurez compris ). Les trois compères ainsi qu'Astrid, l'assistante de Walter se rendent sur le terrain avec une première analyse pseudo scientifique pour ensuite ramener le phénomène au laboratoire pour approfondir les recherches. Ce sera ensuite à Olivia et Peter d'aller poursuivre le méchant savant fou qui a eu l'idée de créer des monstres, un virus, que sais-je encore, qui met en péril la survie de l'humanité ( oui oui rien que ça ).
Trève de plaisanterie, le laboratoire se veut tout droit sorti de l'imaginaire du savant fou : il se tient dans l'un des sous-sols de Harvard avec des instruments home-made par Walter, à des kilomètres de l'esprit hi-tech des Experts.


Les atouts de la série :




  • Une femme dans le rôle principal, ce n'est pas si fréquent dans les séries policières ou SF ( les séries françaises ne comptent pas, elles ne jouent pas dans la même catégorie : Joséphine peut aller se rhabiller !). A cause des expérimentations qu'elle a subies étant enfant, elle est la plus réceptive au paranormal. Elle est complètement tournée vers son travail, du coup côté sentimental c'est pas trop ça, mais Peter est dans le coin...à suivre!
  • Les seconds rôles sont très bien servis, c'est l'avantage des séries où on peut étoffer les personnages grâce à la durée des saisons. 
  • Des phénomènes paranormaux en veux tu en voilà, avec une richesse et une liberté que permet la SF qui permet d'enrichir l'imaginaire, tout en posant des questions éthiques voire philosophiques ( va réfléchir sur l'existence d'un monde parallèle où ton double existe mais qui te diffère seulement par le hasard des événements...et toc !)
  • Une bonne dose d'humour, notamment avec le personnage de Walter, le savant fou, qui par son séjour en hôpital psychiatrique, n'est plus vraiment en phase avec le monde qui l'entoure, et ne dispose d'aucun scrupule et d'aucune limite pour obtenir la vérité...mettre en danger la vie d'Olivia, bah c'est pas si grave !


En résumé, une série à voir et à revoir sans modération !